Au Maroc, la question de l’eau reste un enjeu majeur.
Après plusieurs années de sécheresse, l’année hydrologique 2025-2026 a apporté un vrai répit. Les précipitations ont permis une remontée importante des réserves des barrages et ont amélioré la situation dans plusieurs régions du Royaume.
Début septembre 2026, le taux de remplissage national des barrages atteignait environ 67,15 %, contre 33,51 % un an plus tôt. Le niveau avait même dépassé 76 % au printemps avant de diminuer durant l’été sous l’effet des prélèvements et de l’évaporation.
C’est une amélioration importante, mais elle ne signifie pas que le problème de l’eau est derrière nous.
La disponibilité en eau par habitant reste très inférieure à celle observée il y a quelques décennies. Elle était estimée à environ 2 560 m³ par habitant et par an en 1960. Aujourd’hui, selon les sources et les méthodes de calcul, elle se situe autour de 500 à 650 m³ par habitant et par an.
Le Maroc reste donc confronté à un stress hydrique structurel.
Pourquoi parle-t-on encore de stress hydrique après les pluies de 2026 ?
Une bonne année pluviométrique permet de reconstituer une partie des réserves, mais elle ne suffit pas à modifier les tendances de fond.
La population augmente, les villes se développent et les besoins en eau de l’agriculture, de l’industrie et des infrastructures continuent de progresser.
Dans le même temps, certaines nappes souterraines restent fortement sollicitées et les réseaux existants doivent parfois être modernisés.
Le défi consiste donc à gérer correctement les périodes de forte disponibilité en eau tout en préparant les années plus sèches.
C’est particulièrement important dans un contexte où les épisodes climatiques deviennent de plus en plus contrastés : plusieurs années de sécheresse peuvent être suivies de pluies très importantes sur une période relativement courte.

Ces chiffres montrent bien que le Maroc agit simultanément sur plusieurs fronts : stockage, dessalement, amélioration des réseaux, traitement des eaux usées et diversification des ressources.
Réduire les pertes dans les réseaux d’eau potable
Avant de chercher à produire toujours plus d’eau, il faut déjà mieux conserver celle qui est disponible.
Une canalisation dégradée, mal dimensionnée ou fabriquée avec des matériaux de qualité insuffisante peut entraîner des fuites, des pertes de pression et des interventions de maintenance répétées.
Sur la durée de vie d’un réseau, la qualité des canalisations devient donc un élément essentiel de la performance hydraulique.
Le choix d’un tube ne doit pas reposer uniquement sur son diamètre ou sa pression nominale. La matière première utilisée, la régularité de l’épaisseur, la tenue à la pression, la résistance mécanique, la conformité dimensionnelle et la traçabilité de la production sont également importantes.
Pour les réseaux d’eau potable, les solutions en PE100 et en PVC pression doivent être sélectionnées en fonction des conditions réelles du projet et des normes applicables.
Chez ALMA, la qualité des produits s’appuie notamment sur des contrôles réalisés en laboratoire et sur des systèmes de management certifiés.
Pour en savoir davantage sur cette démarche, consultez la page consacrée à la qualité et aux certifications ALMA.
Une bonne canalisation représente un investissement sur plusieurs décennies. Dans un contexte de stress hydrique, éviter une fuite grâce à un réseau correctement conçu et contrôlé revient aussi à préserver une ressource devenue stratégique.
Mieux mesurer pour mieux gérer l’eau
On ne peut pas améliorer durablement les performances d’un réseau sans savoir précisément ce qui y circule.
Les compteurs d’eau permettent naturellement de mesurer la consommation, mais leur rôle va aujourd’hui beaucoup plus loin.
Associés à une sectorisation du réseau et au suivi des débits, ils peuvent aider à comparer le volume injecté dans une zone au volume réellement consommé.
Une différence anormale entre les deux peut signaler une fuite, un branchement défectueux ou une consommation inhabituelle.
Le comptage devient alors un véritable outil de gestion.
La modernisation des réseaux passe donc autant par la qualité des canalisations que par la capacité à mesurer précisément les volumes distribués.
Le dessalement, une ressource devenue incontournable
Le Maroc a fortement accéléré le développement du dessalement de l’eau de mer.
Cette solution est particulièrement pertinente pour un pays disposant d’un long littoral et de grandes agglomérations côtières.
Casablanca, Agadir, Laâyoune ou Dakhla font partie des territoires où cette ressource prend progressivement une place importante.
Selon les orientations nationales mentionnées dans les données de référence, l’objectif est d’arriver à environ 60 % des besoins en eau potable couverts par le dessalement à l’horizon 2030, pour une production pouvant atteindre environ 1,7 milliard de m³ par an.
Le dessalement offre une ressource moins dépendante de la pluviométrie.
Mais produire l’eau ne suffit pas.
Il faut ensuite la transporter, la stocker, mesurer les volumes et la distribuer avec le minimum de pertes possible.
Le développement du dessalement doit donc aller de pair avec la modernisation des réseaux.
Traiter et réutiliser les eaux usées
Pendant longtemps, une grande partie des stratégies liées à l’eau s’est concentrée sur la mobilisation de nouvelles ressources.
Aujourd’hui, la logique évolue.
Une eau déjà utilisée peut également devenir une nouvelle ressource si elle est correctement traitée.
La réutilisation des eaux usées traitées représente ainsi un potentiel important pour l’arrosage des espaces verts, certaines applications agricoles ou différents usages techniques et industriels.
Selon la nature du projet et la qualité d’eau recherchée, plusieurs niveaux de traitement peuvent être mis en œuvre.
Pour une habitation, un lotissement, un hôtel, une collectivité ou un site industriel, les solutions peuvent notamment intégrer :
- des dégraisseurs ;
- des fosses septiques ;
- des fosses de type Imhoff ;
- des filtres percolateurs ;
- des procédés à boues activées ;
- des systèmes SBR ;
- des systèmes MBBR ;
- des traitements complémentaires permettant d’améliorer la qualité de l’eau avant rejet ou réutilisation.
Almaflow développe justement différentes solutions de traitement et de réutilisation des eaux usées domestiques adaptées aux besoins des habitations, collectivités et projets privés.
L’objectif n’est pas nécessairement de rendre l’eau potable.
Il s’agit surtout d’obtenir une qualité compatible avec l’usage prévu, dans le respect des exigences applicables au projet.
Cette approche permet de limiter les rejets directs dans le milieu naturel tout en réduisant la consommation d’eau potable pour des usages qui n’en ont pas nécessairement besoin.
Pourquoi la réutilisation de l’eau devient-elle si intéressante ?
Prenons un exemple simple.
Utiliser de l’eau potable pour arroser des espaces verts alors qu’une eau usée correctement traitée pourrait remplir cette fonction revient à mobiliser une ressource de grande qualité pour un usage qui n’en exige pas toujours autant.
La réutilisation permet donc d’agir sur deux aspects à la fois.
D’un côté, elle réduit les rejets d’eaux usées.
De l’autre, elle évite de prélever une nouvelle quantité d’eau potable pour certains usages.
À l’échelle d’un hôtel, d’un lotissement, d’un complexe industriel ou d’une collectivité, les volumes économisés peuvent devenir significatifs.
C’est pourquoi les stations d’épuration compactes et les systèmes de réutilisation prennent aujourd’hui une place croissante dans les projets.
Traiter aussi les eaux de pluie et de ruissellement
Toutes les eaux à traiter ne proviennent pas des habitations.
Sur un parking, une route, un garage, un atelier ou une station-service, les eaux de pluie peuvent entraîner différents polluants.
Elles peuvent notamment se charger en :
- hydrocarbures ;
- huiles ;
- graisses ;
- matières en suspension ;
- particules issues des véhicules ou des activités du site.
Rejeter directement ces eaux dans le réseau ou dans le milieu naturel peut entraîner une pollution importante.
Des équipements spécifiques peuvent alors être installés en amont.
Les dessableurs, déshuileurs et séparateurs d’hydrocarbures, avec ou sans système de by-pass selon les installations, permettent de retenir une partie de ces polluants avant rejet.
Ces équipements sont particulièrement utiles sur les stations-service, stations de lavage, parkings, garages et sites industriels.
Stocker l’eau lorsqu’elle est disponible
Les fortes pluies de 2025-2026 ont également rappelé une réalité simple : lorsque l’eau tombe en grande quantité, il faut être capable d’en conserver une partie.
La récupération des eaux pluviales peut être mise en œuvre à différentes échelles.
Pour une maison, un bâtiment, un site industriel ou un projet collectif, des citernes et réservoirs peuvent permettre de stocker cette eau pour certains usages non potables.
Elle peut notamment servir à :
- l’arrosage ;
- l’irrigation ;
- certains travaux de nettoyage ;
- des besoins techniques ;
- la constitution d’une réserve incendie.
Le stockage ne remplace évidemment pas les grands ouvrages hydrauliques nationaux.
Mais à l’échelle d’un bâtiment ou d’un site, il peut contribuer à réduire la consommation d’eau potable et à mieux valoriser les épisodes pluvieux.
Des infrastructures pensées pour durer
Dans le débat sur l’eau, les grands projets comme les barrages ou les stations de dessalement sont naturellement très visibles.
Mais la performance quotidienne repose également sur des milliers de kilomètres de canalisations, de branchements, de compteurs, de stations de pompage et d’équipements de traitement.
Une infrastructure performante doit être envisagée comme un ensemble.
Une station peut produire de l’eau de très bonne qualité, mais si le réseau situé en aval fuit, une partie de l’investissement est perdue.
De la même manière, une canalisation de bonne qualité ne suffit pas si le comptage ne permet pas d’identifier les pertes.

Cette combinaison de solutions est au cœur d’une gestion moderne de l’eau.
Quel rôle pour les collectivités et les industriels ?
Les collectivités et les industriels peuvent agir directement à leur échelle.
Avant de lancer un projet, plusieurs questions simples permettent déjà d’éviter de nombreux problèmes :
- Quelle quantité d’eau sera réellement consommée ?
- Quels sont les débits de pointe ?
- Quelle pression est nécessaire ?
- Quels types d’eaux usées seront générés ?
- Peut-on réutiliser une partie de l’eau après traitement ?
- Le site présente-t-il un risque de pollution par les hydrocarbures ?
- Quelles normes et certifications sont nécessaires pour les équipements ?
Ces questions doivent idéalement être posées dès la phase de conception.
Corriger un problème après la construction coûte généralement beaucoup plus cher que de sélectionner dès le départ une canalisation, un système de comptage ou un traitement adapté.
Pour les canalisations et équipements hydrauliques, la vérification de la conformité et des certifications constitue également une étape importante. Les informations concernant les certifications et contrôles qualité ALMA permettent notamment de mieux comprendre cette approche.
FAQ – Eau et stress hydrique au Maroc
Pourquoi le Maroc reste-t-il en stress hydrique malgré les pluies de 2026 ?
Parce que le stress hydrique est avant tout structurel. Une année humide permet de remplir les barrages et d’améliorer temporairement les réserves, mais la quantité d’eau disponible par habitant reste faible et les besoins continuent d’augmenter.
Quelles sont les principales ressources en eau du Maroc ?
Les barrages et les eaux souterraines occupent historiquement une place importante. Le dessalement de l’eau de mer prend cependant une part croissante dans l’approvisionnement, tandis que la réutilisation des eaux usées traitées constitue une ressource complémentaire de plus en plus intéressante.
Comment réduire les pertes d’eau dans les réseaux ?
Il faut agir sur plusieurs éléments : qualité des canalisations, raccords adaptés, détection des fuites, sectorisation, contrôle des pressions et comptage précis.
Le suivi des performances du réseau permet ensuite d’identifier les zones où les pertes sont les plus importantes.
Pourquoi utiliser des tubes certifiés ?
Une canalisation destinée à fonctionner pendant plusieurs décennies doit conserver ses caractéristiques mécaniques et hydrauliques dans le temps.
Les normes, certifications et contrôles permettent de vérifier que les caractéristiques annoncées correspondent réellement aux performances du produit.
Vous pouvez consulter ici les certifications ALMA et les moyens de contrôle qualité.
Peut-on réellement réutiliser les eaux usées ?
Oui, à condition d’appliquer un traitement adapté à l’origine de l’effluent et à l’usage final prévu.
Après traitement, l’eau peut notamment être destinée à certains usages d’irrigation, d’arrosage ou à des applications techniques selon les exigences du projet.
Pour en savoir plus, consultez les solutions Almaflow pour le traitement des eaux usées domestiques.
Le dessalement peut-il résoudre à lui seul le problème de l’eau au Maroc ?
Non.
Le dessalement constitue une ressource stratégique, mais il doit être accompagné d’une réduction des pertes, d’une amélioration des réseaux, d’un comptage performant et d’un développement du traitement et de la réutilisation des eaux usées.
Conclusion
Les pluies enregistrées au Maroc en 2025-2026 ont permis une amélioration spectaculaire des réserves.
C’est une bonne nouvelle, mais surtout une occasion de mieux préparer les prochaines années.
Le véritable enjeu n’est plus uniquement de produire davantage d’eau.
Il faut aussi mieux transporter l’eau, limiter les fuites, mesurer les consommations, traiter les eaux usées et réutiliser une partie de cette ressource lorsque cela est possible.
La réponse au stress hydrique passe donc aussi bien par les grands projets nationaux que par la qualité des infrastructures installées sur le terrain.
Des canalisations fiables, un comptage précis et des systèmes de traitement adaptés peuvent faire une différence concrète sur la durée.
ALMA et Almaflow accompagnent cette évolution à travers des solutions destinées aux réseaux d’eau potable, au comptage, à l’assainissement et au traitement des eaux.
Pour aller plus loin :
- Découvrez les solutions Almaflow de traitement et de réutilisation des eaux usées
- Consultez la démarche qualité et les certifications ALMA
Sources et références
Les données et éléments généraux utilisés dans cet article s’appuient notamment sur les publications et informations disponibles auprès du Ministère de l’Équipement et de l’Eau du Maroc, de la plateforme Maa Dyalna, de la Banque mondiale, ainsi que sur des informations publiques relayées par Reuters, Médias24, Le Brief, Maroc Diplomatique et Finances News Hebdo.
Les données concernant la disponibilité en eau, le remplissage des barrages, le dessalement et les objectifs nationaux peuvent évoluer. Pour un contenu publié durablement sur le site, il est donc préférable d’indiquer systématiquement l’année de référence lorsqu’un chiffre est cité.